mercredi 22 août 2018
EmbrunMan 2018
Du rêve à la réalité...


C’est parti pour MA grande journée ! Placé impeccablement, je
fais ma place sans être trop gêné. En quelques mètre je pose ma nage. La nuit et
le manque de visibilité que j’appréhendais, ne me dérangent pas. Je suis très
content, tout se passe bien, je nage tranquillement, relève la tête pour
repérer les lumières qui nous guident et je me mets en mode croisière. Le
premier tour, le peloton s’étire, je double tranquillement quelques
concurrents. Attaque du deuxième tour, cette fois nous ne sommes plus très
nombreux, plus besoin d’être vigilant sur les voisins, juste sur les bouées. Le
jour se lève sur les montagnes et là c’est juste magnifique. Le ciel est bleu
et la luminosité est incroyable, je nage un peu en brasse pour profiter du
spectacle. Sur la fin du deuxième tour la brume se lève sur la surface du
lac…Magnifique ! Tranquillement je rejoins l’arrivée, je regarde autour de
moi, nous ne sommes pas nombreux, mais de l’autre coté il y en a qui commence
tout juste la deuxième boucle. Enfin j’arrive, je me relève et je regarde la
montre. J’espèrais faire 1h10…et là surprise moins d’1h03 (sorti dans les 100
premiers). Dingue !
Le parcours monte tout de
suite sur les hauteurs d’Embrun. Je ne pars pas trop vite. Ça monte sur plus de
10km, alors doucement. Comme prévu, je me fais doubler par quelques concurrents
mais à ma surprise pas tant que cela. Je monte à mon rythme : le but de la
journée, ne pas se cramer ! Je profite des points de vue exceptionnels sur
le Grand Morgon et sur le Lac de Serre-Ponçon et avec le soleil qui se lève,
c’était magnifique.

Mont Dauphin est en vue, ça y est j’arrive à Guillestre. Le monstre
arrive… Je remonte les gorges de l’Izoard, toujours aussi beau ! Mais à
l’ombre, il fait froid… J’arrive enfin au pied du col de l’Izoard et c’est
parti pour 14km de montée. Et là ça va
faire mal… je monte à mon rythme, toujours pour ne pas me mettre dans le rouge.
Je bois, je mange, et je pédale… mais je n’avance pas !! Je ne sais
vraiment pas faire du vélo en côte… Cette fois je me fais doubler, mais je ne
double pas… Je regarde la montre, j’avais de l’avance sur mes prévisions en bas
du col, le doute d’installe. Des pentes à 8 / 9%, c’est dur, c’est long, il
fait chaud… mais je tiens bon ! Je suis sur l’Embruman ! 8 mois de
préparation et de sacrifice, et comme le disent les supporteurs, je ne dois pas
lâcher. D’ailleurs je n’aurai jamais vu autant de spectateurs sur une
course ! (Sauf peut être sur une étape du tour de France à la TV).
L’Izoard est en approche…je le
vois, mais je vois aussi les 4 derniers virages…c’est haut… allez après c’est
plus tranquille (enfin si on veut) ! Arrivé au col, je regarde ma moyenne
et ma montre, j’ai perdu beaucoup de temps et de place, mais je relativise,
j’arrive à 30’ d’avance sur ma prévision. Maintenant, c’est gros ravito, celui
de l’organisation (au top) et le mien. J’en profite, je m’arrête et je mange.
Galette de maïs, jambon, St Morêt… ça fait du bien du salé ! Je me
restaure, je me recharge en barre et bidons et surtout je m’habille plus
chaudement. Il fait bon, mais la descente risque d’être fraiche. Et c’est
parti, descente de fou jusque Briançon. La descente est très technique, mais je
veux rattraper un peu de temps perdu. Briançon tout est ok. Mais mauvaise
surprise sur le retour, le vent s’est levé, il est très fort et de face, il va
falloir faire avec jusque Embrun. Donc maintenant, tête dans le guidon. Je
passe Les Vigneaux, Argentière jusqu’ au pied de la deuxième grosse
difficulté : le mur de Pallon. Une belle côte où je perdrais encore du
temps… mais je prends mon mal en patience, car tout le reste va pour le
mieux ! Redescente jusque St crépin puis retour vers St Clément et à
nouveau les balcons de la Durance. Cette fois tout le monde commence a accusé
le coup des kilomètres. Ça ne roule plus si vite. Nous arrivons en vue
d’Embrun, cette portion de quelques kilomètres m’aura paru longue…Enfin
j’arrive au pied du Roc, et je sais que là, il reste la dernière difficulté. La
côte de Chalvet, 10% sur 6km. J’en ai entendu beaucoup parler, tellement
parler…et coup de chance la location se situe dans cette montée. Donc tout cela
fera que cette dernière côte n’aura pas été un calvaire comme annoncé par tout
le monde. Mais dans la tête, c’est la fête, j’arrive à la fin sans problème sur
le vélo (à part mon orteil qui me fait mal). Enfin j’arrive en haut de
Chalvet et là je me lâche, il reste 5 km et je descends à fond, je suis
euphorique ! C’est la fin de la partie que je redoutais le plus !
8h35 de selle.
Sur ce premier tour, il fait chaud, très très chaud !
Heureusement qu’il y a les éponges, j’en prendrais régulièrement. Mes enfants qui m'encouragent depuis le début de la course, vont aussi se mettre à participer en donnant des éponges aux coureurs. Merci!
3800m de natation ce matin…188km de vélo et beaucoup de dénivelé et
un marathon, finir par un marathon… le truc de fou ! Mais je l’ai
fait !!!!!!! 15h26 pour terminer cette épreuve : ENORME. Et je suis d’autant
plus content que je ne suis pas cassé ! (Ce qui se révèlera encore plus
vrai, les jours suivants, car je n’ai pas eu vraiment mal aux jambes et plus de
douleurs 3 jours après. Oui je n’ai peut-être pas forcé mais mon but était
juste de finir cette épreuve mythique).

EmbrunMan….le rêve…
Dans la tête depuis 25ans…avorté
en 2014 pour cause de blessure…cette fois toute la prépa se passe bien alors je
m’inscris le 30 juin.
EmbrunMan…le mythe
Beaucoup de finishers me
parleront de cette épreuve : difficulté, gestion, alimentation, météo,
logistique, parcours difficile, beaucoup d’abandon… c’est l’EmbrunMan ! Et
quand on arrive à Embrun, les affiches l’annoncent clairement : le
triathlon le plus dur au monde…Bref de quoi mettre la pression et se poser
plein de questions !
EmbunMan…la réalité.
Embrun, la météo est mitigée ici
depuis plusieurs jours… c’est ma hantise, que le temps soit à la pluie. Mardi
14 aout, dépôt du vélo et briefing…alors que le stress était bien fort, d’un
coup quasi plus rien ! Le briefing m’a soulagé de pas mal de questions, et
à part la peur d’un souci en vélo, dans ma tête je sais que j’y arriverai même
si je termine dernier…maintenant il n’y a plus qu’à… et cerise sur le gâteau,
la météo s’annonce excellente !
La nuit aura été étonnamment
bonne. 3h10, le réveil, petit déjeuner complet. Je termine de préparer les
bidons et 4h30, j’arrive au plan d’eau. Jasmine sera avec moi et me suivra toute la journée. Ce sera son embruman à elle aussi, l'embruman de la supportrice!
Il fait nuit, il y a déjà du monde, ça rigole, ça dort, ça se concentre…il y a de tout. Mais l’ambiance est plutôt bon enfant. Je me prépare doucement. 5h15 je mets la combi car je veux aller prendre la température de l’eau. Annoncée à 20°, quand je plonge dans la zone d’échauffement, elle me paraît bien froide ! D’ailleurs je ne parviendrai pas à me réchauffer avant le départ…
Il fait nuit, il y a déjà du monde, ça rigole, ça dort, ça se concentre…il y a de tout. Mais l’ambiance est plutôt bon enfant. Je me prépare doucement. 5h15 je mets la combi car je veux aller prendre la température de l’eau. Annoncée à 20°, quand je plonge dans la zone d’échauffement, elle me paraît bien froide ! D’ailleurs je ne parviendrai pas à me réchauffer avant le départ…
5h55, il fait toujours nuit, nous
sommes sur la plage. Je me place au-devant et sur le côté, afin d’éviter, je
l’espère, la fameuse machine à laver. Le décompte arrive, 10…Pan, c’est parti…

Transition, mauvaise surprise,
sur le tapis, il y a des bosses et des souches. Et à 5 mètres de ma caisse je
me tape le pied sur une souche et m’éclate un orteil. Aïe Aïe…allez on verra.
Je m’habille, mange et je m’équipe pour le vélo. C’est parti pour les 188km de
vélo.
Le parcours monte tout de
suite sur les hauteurs d’Embrun. Je ne pars pas trop vite. Ça monte sur plus de
10km, alors doucement. Comme prévu, je me fais doubler par quelques concurrents
mais à ma surprise pas tant que cela. Je monte à mon rythme : le but de la
journée, ne pas se cramer ! Je profite des points de vue exceptionnels sur
le Grand Morgon et sur le Lac de Serre-Ponçon et avec le soleil qui se lève,
c’était magnifique.
J’ai fortement lutté pour ne pas m’arrêter et
prendre des photos…mais je filme quand même, bah oui j’ai pris la petite caméra
de sport pour immortaliser cette journée. Premier ravito, puis descente vers
Savignes et retour sur Embrun. Je regarde le chrono et surprise encore, je vais
plus vite que prévu… vais-je trop vite ? Non, je n’ai pas l’impression de forcer. Ensuite Baratier, St André d’Embrun,
direction Guillestre par les balcons de la Durance. Je roule bien, la moyenne
est bonne, je me fais doubler, mais je double aussi.

L’Izoard est en approche…je le
vois, mais je vois aussi les 4 derniers virages…c’est haut… allez après c’est
plus tranquille (enfin si on veut) ! Arrivé au col, je regarde ma moyenne
et ma montre, j’ai perdu beaucoup de temps et de place, mais je relativise,
j’arrive à 30’ d’avance sur ma prévision. Maintenant, c’est gros ravito, celui
de l’organisation (au top) et le mien. J’en profite, je m’arrête et je mange.
Galette de maïs, jambon, St Morêt… ça fait du bien du salé ! Je me
restaure, je me recharge en barre et bidons et surtout je m’habille plus
chaudement. Il fait bon, mais la descente risque d’être fraiche. Et c’est
parti, descente de fou jusque Briançon. La descente est très technique, mais je
veux rattraper un peu de temps perdu. Briançon tout est ok. Mais mauvaise
surprise sur le retour, le vent s’est levé, il est très fort et de face, il va
falloir faire avec jusque Embrun. Donc maintenant, tête dans le guidon. Je
passe Les Vigneaux, Argentière jusqu’ au pied de la deuxième grosse
difficulté : le mur de Pallon. Une belle côte où je perdrais encore du
temps… mais je prends mon mal en patience, car tout le reste va pour le
mieux ! Redescente jusque St crépin puis retour vers St Clément et à
nouveau les balcons de la Durance. Cette fois tout le monde commence a accusé
le coup des kilomètres. Ça ne roule plus si vite. Nous arrivons en vue
d’Embrun, cette portion de quelques kilomètres m’aura paru longue…Enfin
j’arrive au pied du Roc, et je sais que là, il reste la dernière difficulté. La
côte de Chalvet, 10% sur 6km. J’en ai entendu beaucoup parler, tellement
parler…et coup de chance la location se situe dans cette montée. Donc tout cela
fera que cette dernière côte n’aura pas été un calvaire comme annoncé par tout
le monde. Mais dans la tête, c’est la fête, j’arrive à la fin sans problème sur
le vélo (à part mon orteil qui me fait mal). Enfin j’arrive en haut de
Chalvet et là je me lâche, il reste 5 km et je descends à fond, je suis
euphorique ! C’est la fin de la partie que je redoutais le plus !
8h35 de selle.
Transition 2
Grosse question, vais-je
pouvoir courir avec mon orteil…
Je pose le vélo, on me propose
de me faire masser…je réfléchis et j’accepte, je ne suis pas là pour un chrono,
alors autant en profiter ! Pendant que le masseur me refait une santé, je
me change et me restaure encore une fois, je mange, je bois…9 minutes mais je
repars avec des jambes toutes neuves. Quel bien ce massage !!!
Marathon…
Dans la tête, le plus dur est
passé, je serai finisher, même si je dois finir à genou ! Je prends un
rythme tranquille, toujours dans l’objectif de gérer.
Le premier tour se passe bien
et mon orteil, qui me fait mal, ne m’empêche pas de courir. Je m’alimente bien,
je bois régulièrement. Je suis content d’avoir embarquer mon sac de trail toute
la journée, je n’ai jamais manqué de rien et il m’a bien servi. Je cours, je
trottine, même dans les montées et même dans la cote chamois.
J’attaque ensuite le deuxième
tour, toujours en courant, mais cette fois je ferais toutes les côtes en
marchant. Toujours dans la gestion de l’effort, on ne sait jamais… La
température baisse doucement et le nombre de concurrents diminue aussi. Le
deuxième tour me paraît plus long, mais ça passe quand même. Sur le visage, la
fatigue se fait sentir, mais dans la tête, un seul objectif : finir !
Troisième et dernier tour. Une
petite larme me monte aux yeux… Ça y est la prochaine fois que je passe, je
serai finisher !
Il commence à faire bon pour
courir, mais le soleil se couche et l’obscurité apparaît peu à peu. Vu mes
temps de passage je rêve d’un chrono proche des 15h20 mais c’était sans compter
l’arrivée de la nuit. La nuit… Il faut que j’arrive avant l’obscurité totale. Le
parcours est plus ou moins éclairé sur les 7 premiers kilomètres, mais les 7
suivants ne le sont pas du tout (surtout que c’est plus ou moins des chemins) …et
je n’ai pas prévu de frontale.
C’est dans les 5 derniers
kilomètres que je vais perdre mon chrono de 15h20. En effet il fait de plus en
plus noir et la peur de me blesser grandit. Je vais donc baisser le rythme (qui
n’était pas déjà très rapide) et assuré mes appuis avec prudence. Enfin le
dernier kilomètre arrive, les larmes me montent aux yeux…ça y est je l’ai fait,
je termine l’EmbrunMan, je vais réaliser mon rêve de gosse… 500m, les
spectateurs portent tous les concurrents qui finissent, ça booste ! 200m,
le tapis bleu se déroule, l’arche d’arrivée est à portée de vue. Que c’est
bon !! J’ai des frissons. Je réajuste mon maillot. Attention,
Attention…une olala des bénévoles, je ralentis, je profite, 10m, 5m, 2m…
et là…Raphaël Quilliot, Finisher de l’EmbruMan
2018 !!!!!!! Je l’ai fait, je l’ai fini, je pleure…de joie, je suis
heureux….
Pour finir, je n’oublie pas de
saluer et remercier une organisation au top ! Avec un magnifique parcours,
de super ravito et surtout des bénévoles géniaux. Et un ENORME merci à Jasmine, ma femme qui m'aura suivi toute la journée et qui surtout m'aura permis de m'entrainer sérieusement pour préparer cette épreuve!!! En effet j'ai triplé mes entraînements en 6 mois et donc beaucoup de temps passé hors de la maison et donc pas souvent avec la famille! Au total j'ai fait plus de 5000km d'entrainement et presque 60000m de D+...Donc encore Merci Jasmine!
Pour terminer je pense que faire embrun, c'est une course qu'il faut avoir dans la tête et qu'il faut bien avoir étudiée. Mon expérience était géniale, car j'en rêvais depuis des années, mais si l'on veut prendre du plaisir sur un tri XL, il faut mieux faire Nice ou Vichy ou Gravelines...Embrun c'est le Mythe...
Pour terminer je pense que faire embrun, c'est une course qu'il faut avoir dans la tête et qu'il faut bien avoir étudiée. Mon expérience était géniale, car j'en rêvais depuis des années, mais si l'on veut prendre du plaisir sur un tri XL, il faut mieux faire Nice ou Vichy ou Gravelines...Embrun c'est le Mythe...
jeudi 4 janvier 2018
lundi 10 juillet 2017
Mois de juin...du moins bien...
Après la MaxiRace annecy 2017, ce fut assez dur de reprendre. Coté physique, 2 énormes cloques m'empêchent de courir pendant 2 semaines. Puis le mental qui ne suit pas...Comme un goût de deception..comme si je n'arrivais pas à digérer cette maxirace... Je n'en parle pas, pas de retour, pas de CR, et meme l'impression de ne pas y avoir participer... Et pourtant, je termine dans les 400 premiers en 16h...et donc je suis finisher, mais pas plus de joie que ça...
Petit reprise quand même avec le beau temps...mais il faut se faire violence pour se motiver...
Petit footing...très petit...6km...bof....le kilométrage mensuel n'est pas terrible...
Peut être que les vacances vont aider....
lundi 29 mai 2017
samedi 22 avril 2017
L'entrainement suit son cours....
Toujours dans l'objectif d'Annecy, je borne! Et plus que jamais, des kilomètres comme jamais, en mixant, course à pied, vélo de route et Vtt! Pas mal de séances de qualité à pied et les grosses sorties longues en vélo, et la puissance en vtt. Par chez moi pour faire du dénivelé c'est pas évident, faut que je répète une bonne côte plusieurs fois...
Voici quelques photos depuis le dernier post
vélo de route 50km
Run & bike 25km
sortie Vtt 25km
séance de cote longue à pied
Sortie Vtt 30km
Trail Hermes de Fréjus 35km 1600D+
Entrainement sur piste
Sortie Vélo 70km et séance X cote Vtt assis + BBQ !
vendredi 17 février 2017
Reprise d'entrainement...
Et voilà, on est reparti pour une année de sport, avec un gros objectif en mai : La MaxiRace d'Annecy!
Donc maintenant faut se sortir les doigts...
Donc maintenant faut se sortir les doigts...
mardi 17 janvier 2017
Ma Saintélyon 2016 .
Tout commence le 8 décembre 2013, sur
le parcours de la Saintelyon où j'ai mollet qui explose dans un trou caché par
la neige...obligé marcher 1h pour rejoindre le point de contrôle et prendre le
bus des abandons...horrible!!!! Depuis dans la tête je voulais la revanche!!
Revenir sur cette course et la finir, la dompter...
2014 Marathon des causses en
couple au festival des templiers et fête
des lumières
2015 Intégrale des causses au festival
des templiers
2016 allez...saintelyon !!!Episode 2,
la revanche !
Rendez-vous est pris avec mes
acolytes Seb et Stephan. Pour Stephan cela sera ça 5eme et Seb la 3eme. Moi, vraie première !
En juin, on s'inscrit tous, même Jasmine, qui fera le 44km avec Delphine, la femme de Stephan. Pour elles, gros défis :
première longues distances et en plus de nuit !!!
Il faut alors se préparer. Seb qui
aura participé à l'UTVercors, aura un gros entraînement, et Stephan qui fera un
marathon, sera pret aussi pour du long. Pour moi qui n'est pas fait de long
cette année, il va falloir assurer et bien s'entraîner pour pouvoir suivre les
amis. Dans un couple de coureurs avec jeunes enfants, pas facile de faire comme
on veut tout le temps, mais on s'organise plutôt bien. Les semaines des
préparations passent, j'ai du coupé 10 jours complets pour un petit soucis de
santé, mais ensuite c'est bien reparti !
15 jours avant le jour J. Je coupe
les entraînements à pied pour ne faire que du vélo, histoire de ne pas trop me
casser les pattes.
Samedi 3 décembre, départ pour Lyon,
chez notre superbe hôtesse et championne de la logistique: Bénédicte! (Femme de
Seb) Elle nous aura bien supporté et aider pour ce long week-end qui aura été
aussi fatiguant pour elle ! Merci encore !!
Un bon repas de pâtes, un petite
sieste l’après-midi puis vers 17h, on termine de préparer les sacs et le matos.
18h00, les filles pendront leur
dernier repas avant de nous quitter vers 18h30 pour rejoindre les navettes pour
leur départ.
19h c'est à nous de prendre notre
repas...de pâtes. Un super repas, encore merci Bénédicte !
Puis on se prépare, dernières
vérifications du matériel et des vêtements.
Nous devons maintenant prendre la
voiture pour rejoindre la gare et prendre le TGV jusque St Etienne. Cependant,
cela ne se passera pas vraiment ainsi. En effet un ami de Stephan l'appelle de
la gare pour lui annoncer que le train a 1h de retard. Le stress monte, c'est
juste au niveau timing...que faire...après réflexion, c'est encore super Bene
qui va nous aider. On décide d'aller en voiture à St Etienne, Bene nous
accompagne donc jusque là-bas puis et repartira une fois nous avoir déposés ! Moins
de stress et bien à l’heure ! Merci encore à elle !!!
Saint Etienne, direction la zone de
départ. Il y a déjà beaucoup de monde, il est 21h30.
Après le passage des zones de
sécurité, nous rejoignons la tente de la marque Mizuno. En effet Stephan qui a
participé aux entraînements organisés par la marque, doit retrouver le coach et
le groupe, pour bien enregistrer sa présence et la nôtre pour une surprise...Présence
validée, nous avons même le droit à un bracelet lumineux Mizuno.
Maintenant le plus dur, se trouver
une place dans cette grande salle, où chacun cherche un coin pour se poser, se
changer, se restaurer, et se préparer pour la course. Il est 22h. Je me pose
dans un coin d'escalier pour reposer mes paupières et mes jambes pendant une
petite demi-heure. Puis l'effervescence gagne la salle. Les coureurs se
préparent, mangent leur ration énergétique, se réveillent musculairement.
Cette année, pas de départ en masse,
mais par vague de 1300 coureurs. Nous savons déjà que nous serons dans la vague
3 avec le groupe Mizuno. Ceux qui veulent faire partie de la première vague
vont bientôt sortir pour aller se placer, car c'est un peu, premier arrivé,
premier servi !
Connaissant notre vague et la
surprise qui va avec, on se prépare doucement puis à 23h15 nous allons déposer nos
sacs dans les camions qui retournent à Lyon.
23h30 on se regroupe avec le
"Team" Mizuno. Nous devons
rester ensemble...23h40 direction la ligne de départ. La première vague avec
les élites part sous la chanson de U2. Nous suivons le coach Mizuno, nous
longeons les sas des troisièmes et deuxièmes vagues pour se positionner au
niveau de l'arche de départ ! Et Oui la surprise est que nous allons être placés
tout devant notre vague de départ !!! Cela va être fantastique !!!
23h50, la deuxième vague part, puis
l'organisation prépare un sas juste devant la troisième vague, c'est pour nous
! Nous enjamberons les barrières pour nous placer pile sous l’arche !! Un
moment unique et merveilleux !!! On est devant ! Devant des centaines de coureurs
! Devant nous, le speaker, les caméras, les lumières! On a vraiment
l'impression de participer à la fête !! D'ailleurs on va mettre de l'ambiance,
chanter, danser, rigoler, nous sommes de vrais gamins avant la récréation !!!
0h00....c'est à nous, notre course commence
! Tellement heureux d'être partis devant que nous ferons chacun un petit sprint
pour être premier à tour de rôle et voir derrière nous, tous nos camarades
d'aventure ! À ce moment-là, on oublie qu'il est minuit, qu'on va faire une
nuit blanche à courir pour faire 72km à pied ! Mais je me dis aussi que les
élites sont drôlement avantagés à partir devant tout le monde...
Après avoir joués les gamins pendant 10min, nous nous mettons au pas, prenant notre rythme, sans partir trop vite. Les premiers kilomètres sont faciles, c'est en milieu urbain, donc éclairé et goudronné. Il fait juste faire attention de ne pas se prendre les pieds dans une bordure de trottoir ou un nid de poule...
Stéphane, un camarade de Stephan,
rencontré lors de ses entraînements Mizuno, se joint à nous. Nous partons donc
tous les quatre à bon train, en se surveillant pour ne pas se perdre, le but
serait de pouvoir finir ensemble. Nous avons même prévu des lumières
clignotantes sur l'arrière de nos sacs pour nous repérer au cas où !!
Au bout d'une heure, nous entrons
dans le vif du sujet, avec les chemins et la frontale qui s’allume !
Nous avons un bon rythme. Je suis
bien, j'ai trouvé mon rythme de croisière. Un rythme qui par la suite va me
surprendre...
Chacun trouve sa place par rapport
aux autres, un coup derrière, un coup devant, on s'appelle, on se rassure, nous
sommes toujours à quatre...Mais Stephan commence à montrer des signes de
faiblesses, il ne se sent pas bien. Le rythme ralenti, son ventre commence à le
taquiner...on s'arrête, on l'attend, on se motive, "il faut finir
ensemble", on repart...mais avec le monde on finit par se perdre...avec
Stéphane, je décide d'aller au premier ravito tranquillement, pour que Seb et
Stephan nous rejoignent. Nous marchons en vue de la tente, puis nous arrêtons à
l'entrée du stand. Nous patientons...deux minutes...quatre...Stephan et Seb arrivent,
mais ça n'a pas l'air d'aller pour Stephan...
On ne passe pas par la case ravito...on avance mais sortie de la zone, Stephan ne va pas bien, mal de bide, envie de vomir. Il veut arrêter...et nous dit de partir...pincement au cœur pour tout le monde...on tente de l'encourager, mais pour lui impossible de continuer. Il nous dit qu'il veut aller jusque Sainte Catherine, le deuxième ravito, et là sûrement prendre les navettes de retour...
Ça m'attriste de voir Stephan dans
cet état, suis désolé pour lui, surtout que ça me rappelle ma mésaventure de
2013...
Nous repartons quand même, Stéphane
après quelques mètres nous dit de ne pas se préoccuper de lui et de ne pas
l'attendre, il restera avec nous tant qu'il peut, mais il fera ensuite sa
course... Malheureusement encore, nous apprendrons le lendemain, qu'il se sera
arrêté à Sainte Catherine...
Dans ma tête, l'envie de finir cette
course est encore plus forte. La méforme de Stephan et mon abandon de 2013, me
boostent, d'autant plus que les jambes sont là. Je me dis alors qu'avec Seb,
nous pouvons faire une belle course tous les deux ! Nous continuons alors
tranquillement, entre sentiers, chemins, et quelques portions de bitume. Dans
les villages, des gens ne dorment pas! Il est pourtant 3h du matin, et ils sont
là, pour nous encourager, pour encourager des fous qui courent de nuit par -4
degrès! Mais de voir tout ce monde, ça chauffe et ça motive !! Dans ma tête je
suis heureux, tout va bien et je me sens bien! Je cours, l'allure est bonne,
j'ai comme la sensation de marcher, de me promener. Tout à coup, le chemin qui défile sous mes
pieds me rappelle des souvenirs...et Oui nous approchons de Sainte
Catherine...je reconnais les derniers kilomètres que j'avais fait en marchant
il y a 3 ans. Mais cette fois, je suis sur mes 2 jambes intactes !! Et je
cours, je vole. Encore quelques mètres et je vais enfin rentrer dans ma course,
car je vais enfin entrer dans l'inconnu du parcours!! Je vais enfin passer
Sainte Catherine! Pour moi c'était mon premier objectif, arrivée à Sainte
Catherine et faire un doigt d'ho......à la file de bus qui m'avait avalé il y a
3 ans! Nous arrivons au ravito avec Seb après 3h17 de course. Je dois remplir
mes gourdes et Seb passer aux toilettes. Pour moi mauvaise surprise, pas de
boisson énergétique pour ravitailler, alors que l'organisation avait dit qu'il
y en aurait!! J'improvise alors une nouvelle boisson. Eau, sirop de citron et
coca! Je prends le risque que ça ne passe pas, mais tant pis...
Je sors alors de la zone de ravito
pour rejoindre Seb, mais impossible de le retrouver. Je fais marche arrière, je
crie...personne. Il y a la queue au wc,..peut-être y est-il encore...j'en
profite alors pour faire moi aussi une vidange en l'attendant. Mais toujours
personne, alors je repars. Et là, émotions…je passe à côté des bus...des larmes
me montent aux yeux...je regarde les coureurs dans les bus...je sais les gars,
mais cette fois pas question de bus pour moi!!!
Je continue et prends mon téléphone,
Seb m'envoye un SMS. Il est devant. Je reprends donc mon allure. Je double
quelques coureurs et je cherche une petite lumière clignotante sur un sac.
Après quelques minutes en voici une! Je repère le bonnet blanc...Oui c'est bien
Seb!
Quelle bonne idée cette petite
lumière sur nos sacs. Nous avions prévu de nous en mettre une pour ne pas se
perdre ou pour pouvoir se repérer! Et bien plusieurs fois elle aura été
utile!(car en plus malgré le nombre de coureurs, très peu en avait!)
Nous réformons notre duo à la sortie
de Sainte Catherine. Derrière nous le spectacle est magnifique car nous voyons
une guirlande de lumière qui descend dans la nuit vers le village, Superbe!
Pour moi tout est ok, les jambes sont
bonnes, la tête aussi, je suis souvent devant et Seb me dira alors que j'ai des
jambes de feu, mais qu'il n'est pas sûr de pouvoir me suivre. Il faut dire
qu'il été pris par un rhume depuis quelques jours. Quand il me dit ça, pas
question de finir seul, je lui dit que c'est bon pour moi, je l'attendrai.
À mi-course, nous allons rencontrer
la grosse difficulté du parcours. Un montée sèche, à 16% sur 800m dans les bois. Si pour le moment nous
n'avons pas été ralenti par le nombre de coureurs, cette fois, ce mur va créer
un léger bouchon. L'allure est ralentie, impossible de doubler de part le monde
et de part la difficulté. Heureusement ça ne glisse pas. Le silence règne,
brisé parfois par des cris de prénoms de coureurs qui se cherchent. Nous
arrivons enfin en haut. Cette montée m'aura paru interminable ! Je m'étais dit qu'il
faudrait relancer en arrivant au bout. Mais il faudra plutôt reprendre un peu
de souffle! Nous reprenons la course, mais bientot Seb me dit de partir, il ne
se sent pas de me suivre. Sur le moment je ne veux pas, car je veux vraiment
finir ensemble. Il me redit encore une fois de partir et de faire ma
course...je suis embêté...Alors je propose de partir jusqu'au ravito, et comme
moi je suis du genre à faire le plein et pas lui, on se retrouvera là-bas. Ok.
Je pars donc à mon allure, en prenant
soin de continuer à me ravitailler comme il faut et comme je fais depuis le
début. Boire très régulièrement de petits gorgées et manger des morceaux de
barres énergétiques aux fruits compressés toutes les 30 min. Pour le moment
cette stratégie fonctionne bien et vous savez quoi, ma boisson citron/coca passe
très bien!
J'arrive en vue du ravito de St
Genoux, 39km en 4h57. Cette fois je retire mes gants pour remplir mes gourdes
et manger (sans avaler de petites peluches). Je prends mon temps histoire de ne
pas rater Seb. Je mange des tucs et des morceaux de bananes. Et je rempli mes
gourdes avec cette fois de la boisson énergétiques ! Ouf! Je remets le sac sur
le dos, remets mes gants, puis je scrute les coureurs pour essayer de voir Seb.
Je marche pour sortir de la zone de ravito, puis je reçois un SMS. C'est Seb.
Il me dit « je sors du village, avance ». Ok, je me dis, il ne s’est
pas arrêté, c'est bon je repars, on va se retrouver.
Je reprends mon allure, je double quelques coureurs, je surveille au loin les petites lampes qui clignotent. Mais je n'en vois pas...peut-être ai-je mis trop de temps à me ravitailler...je décide d'accélérer.
Au bout de quelques kilomètres,
toujours pas de Seb…Je me dis alors qu’il a surement retrouvé un second souffle
et que je ne pourrai le rattraper…Mais au détour d’un virage, au loin je vois
une lampe qui clignote ! Sauvé, allez, une nouvelle accélération. Il doit
avoir 300m d’avance, c’est faisable ! Je repars donc de plus belle. Le
chemin est assez large, légèrement montant, je double plusieurs coureurs et me
rapproche de Seb. Le chemin se met à descendre doucement, cela m’aide dans mon
accélération. Je suis content, je me rapproche bien, on va pouvoir continuer
tous les deux. Me voici à quelques dizaines de mètres et…ce n’est pas
lui ! Zut ! Tous ces efforts pour rien ! Je me suis mis un peu
dans le rouge. Je décide alors de marcher...cela fait dejà plus de 20 minutes
qu’on ne se trouve plus. Je ne pourrai plus rattraper Seb. Après avoir repris
mon souffle, je décide de prendre mon tél, pour lui envoyer un message en lui disant
qu’il continue à son rythme et que je n’arrive pas à le rejoindre. Au moment où
je commence à taper mon sms, je reçois un message de Seb :
- Où
es tu ?
- …..
Je réfléchis…
- Je
suis au kilomètre 44km et toi. Me dit-il.
Et là, moral qui descend…Je suis beaucoup
moins avancé. Je regarde alors ma montre et…surprise, je suis au kilomètre 46.5…Re-Zut !
Je suis devant ! Seb n’était pas à l’avant ! Pensant cela, j’ai
accéléré et creusé l’écart ! Cela peut paraitre étrange, je me suis
demandé comment cela était possible. Mais après réflexion, peut-être que le
réseau gsm n’était pas bon et que les messages se sont croisés dans un mauvais
timing !
Seb me dit alors de continuer et de
faire ma course. Dans ma tête je me dis alors que c’est parti pour 30km seul,
mais connaissant Seb je me disais bien qu’il allait revenir.
Je continue, je reprends doucement
mon allure. Je continue à reprendre des places.
Le chemin est toujours sec et dur à
cause la météo. Il fait toujours aussi froid, mais pas de brouillard : un temps idéal! Sur le parcours, ça glisse parfois légèrement par endroit
mais ce n’est pas trop gênant.
Parfois dans
les bois, certains passages sont quand même bien gras, voir détrempés. A deux
ou trois reprises, il faudra passer sur le côté du chemin, celui-ci étant plein
d’eau et avec les pierres c’était un peu risqué de passer par là. Cependant
certains y passent !
D’ailleurs plus tard, je commencerai
à faire comme eux en passant dans les rivières de boue, histoire de gagner
quelques places, car sinon c’est rapidement l’embouteillage. Bien sûr en étant
très prudent, car pour moi le principal est de finir entier sans
pépin !
J’arrive à soucieux, 52km en 6h35.
J’ai toujours la forme, je regarde la montre, le chrono n’est pas mal et à ce
moment je me dis…et si je tentais les alentours de 8h30. La fin du parcours descend
beaucoup et si la forme reste, ça peut le faire…J’ai bien aimé cette idée.
Comme d’habitude, je fais le plein au
ravito, mais je presse le pas quand même pas question de perdre trop de temps…
quelques tucs, de la St Yorre, je remplis les gourdes et camel, et je prends une
banane dans la main ! C’est parti ! La portion qui arrive est composé
d’une grande partie de route, là je reprends une allure tranquille, ça monte,
ça descend, et la fraîcheur du matin commence à se faire ressentir, je referme
les cols, histoire de ne pas prendre froid. J’essaye de marcher le moins
possible.
J’arrive ensuite au dernier poste de
ravito, Chaponost, kilomètre 61 en 7h35. Il est temps de prévenir les filles
que nous ne sommes plus très loin. A ce moment, les 8h30 ne sont plus
d’actualité, je sens que je suis sur le déclin, cependant je ne m’arrête pas au
stand, il me reste assez pour finir. Je sais que Seb est toujours derrière et
je crois que secrètement, je me dis que si ça ne va pas, il reviendra sur moi
et à deux ça sera mieux pour finir. Idée qui fait son chemin, d’autant plus que
je reçois un sms de lui, me disant qu’il rentre dans le village au moment où
j’en sors ! Cool ! Il va arriver, je ralentis donc…mais ce ne sera
que très bref, car il m’annonce son kilométrage et j’ai presque 3 kilomètres
d’avance…Je ne peux pas ralentir à ce point, car le froid risquerait de me gagner.
De plus le jour pointe le bout de son nez ! Je passe l’Etang du Boulard
avec les premiers rayons du soleil ! Dans ce décor c’est
magnifique et cela fait du bien au moral…Encore 10km !!! Et oui 10km
et j’aurai bouclé cette Saintélyon ! Les larmes me montent aux yeux, un
flot d’émotion me traverse ! Je sanglote tellement je suis heureux !
Je vais la finir cette fois !! Je regarde la montre et je me dis que je
dois maintenant finir sous les 9h. Il faut que je finisse en beauté afin que
tout soit parfait !
Les panneaux kilométriques passent à
chaque kilomètre restant et à chaque panneau, c’est l’effusion de larme. Je me
dis « C’est bon Raph, tout est ok, t’es en forme, pas de soucis, pas de
douleurs, la météo est superbe, elle est pour toi cette sainté !! »
Je sais ! C’est débile…mais incontrôlable !
8h09, Kilomètres 65, ça y est, Lyon
est à mes pieds ! La route descend ! Que c’est bon ! Je sais
qu’il y a encore une grosse difficulté au kilomètre 66, la côte de l’aqueduc de
Beaunant du chemin de Montray. Celle-là, je la ferai en marchant sur quasi 1km.
Kilomètre 67, nous arrivons dans un parc, celui de Saint-Foy, avec un parcours
en zig zag, c’est à croire que les organisateurs veulent rallonger la
course !! Mais ça descend, alors je prends des risques, je dévale les 500m
de chemin à grande vitesse, puis je rejoins le bitume. Ça monte légèrement, il y a peu
de coureurs et le peu qu’il y a marchent, j’en fais de même ! Je pense
alors à Jasmine qui a terminé sa Sainte Express avec Delphine. Puis je pense à
Stephan, qu’a-t-il fait ? rentré ? dodo ? sera-t-il là, à l’arrivée ?
Kilomètre 68, finis les chemins,
j’arrive dans un lotissement, et là, le téléphone sonne. Qui peut bien me téléphoner ?
Il est 8h35, un dimanche matin…C’est Stephan ! Il prend de mes nouvelles,
j’ai la gorge serrée, c’est dur, j’ai hâté d’en finir, je pleure…encore…Stephan
va même croire que je suis en perdition, et veut venir me rejoindre…Je relance,
allez ! Kilomètre 69, ça descend ! J’arrive alors sur les fameuses
marches de la fin de parcours, le chemin de Navarre ! Tout le monde marche
et moi…je cours, je sautille, je vole presque, ! Arrivés en bas, je retrouve
les bords de Saône, je cours encore. Puis au loin j’aperçois Amaury (mon neveu)
et mon Stephan ! Il est là, en forme et en costard presque, sur le coup
difficile de me dire qu’il était au départ avec moi à minuit !
Tous les deux m’encouragent, me
suivent. Stephan me booste « allez, moins de 9h Raph, c’est
faisable ». Oh que oui ! c’est mon objectif. Kilomètre 70, nous
traversons le pont de la Saône. Je
pleure…toujours…au bout du pont, tout le monde est là pour notre arrivée,
Jasmine toute radieuse !
Je suis heureux ! ça y est j’en termine ! Il y a du monde, ça fait plaisir ! J’essaye d’accélérer comme je peux. Mais c’est long, ces deux derniers kilomètres me paraissent une éternité ! Enfin j’arrive aux abords de la Halle Tony Garnier ! C’est bon !!!!! Je rentre dans la salle, voici le podium !! Cette fois je passe dessous ! Je saute de joie, et je fonds en larme…Cette fois j’ai dompté la Saintélyon !!!!!!! 8h52 !!! Incroyable !!! Merveilleux !!! Fantastique !!!!
Je suis heureux ! ça y est j’en termine ! Il y a du monde, ça fait plaisir ! J’essaye d’accélérer comme je peux. Mais c’est long, ces deux derniers kilomètres me paraissent une éternité ! Enfin j’arrive aux abords de la Halle Tony Garnier ! C’est bon !!!!! Je rentre dans la salle, voici le podium !! Cette fois je passe dessous ! Je saute de joie, et je fonds en larme…Cette fois j’ai dompté la Saintélyon !!!!!!! 8h52 !!! Incroyable !!! Merveilleux !!! Fantastique !!!!
J’avais tellement envie de la finir
et d’arrivée au bout…l’échec de 2013 m’était resté dans un coin de ma tête.
Cette fois, c’est effacé ! Ma seule est unique Saintélyon sera
celle-ci !
Avec le recul, je me dis que toutes
les conditions étaient là à 1000% ! Entrainement, Sas de Départ, départ à
minuit, Pas de bouchon, Une Météo paradisiaque, un Equipement super (ni chaud,
ni froid), le Corps qui a bien encaissé la course sans problème, l’Alimentation
parfaite, aucun coup de moins bien…Bref, Rien ne pourrait être mieux !!
Enfin j’ai quand même un regret, c’est de ne pas avoir fini avec mes
acolytes…Merci à eux…Stephan, dont c’était la 5ème participation et
Seb, qui terminent en 9h20. Sans eux je n’aurai jamais refait cette course.
Merci aussi à Béné pour son accueil et sa logistique et à ma Jasmine, pour son
soutien et m’avoir permis de m’entrainer comme il faut !
lundi 2 janvier 2017
samedi 24 décembre 2016
jeudi 22 décembre 2016
Année 2016
Une belle année!! avec en point d'orgue la Saintélyon!
Une année qui commence mal avec un mollet douleureux juste avant le ski..donc pas de glisse pour moi, mais ensuite une bonne reprise! De bons entrainements et quelques courses avec de bonnes sorties quand même.
Mars. Un retour aux sources (après le raid de Sillery en novembre 2015 avec christophe), une CO de nuit avec Jasmine à Noyon, l'orientoise. Nous finirons 2ème mixte.
Avril. Le trail Hermes de fréjus 22km et 1000mD+ en 3h. Un magnifique trail, surement le plus beau avec la montagne et la mer et un ciel magnifique!
Avril. Le trail du petit train de la somme. Un parcours relativement plat par chez moi...avec Jasmine qui termine 2ème.
Mai. La champaisne 22km et 550mD+ en 1h52, magnifique trail, mais sous une météo dantesque, des trombes d'eau et un parcours transformé en watercross par endroit!!
Juin. Le trail de Belot (avec 30km de vélo pour y aller en 58') 22km et 300mD+ en 1h57, le vélo m'avait bien entamé!
Septembre. Le triathlon de Chateau Thierry. Comme d'habitude, l'épreuve de la rentrée.
750m de natation, où je sors dans le top 15, puis 25km de vélo, où je perds 100 places et 5km à pied en 22', pour finir 112è avec un temps 1h20! Assez content mais toujours aussi dur en vélo!
Septembre. Une semaine après le triathlon, direction chez moi, ALBERT. Le semi du souvenir 14/18. 21km à travers les monuments de la première guerre mondiale. Et avec un peu de dénivelé, au final, un temps correct pour Jasmine et moi en 1h38!
Septembre. Une semaine encore plus tard. Cette fois c'est la préparation Saintélyon qui commence! Trail des Beaux Monts à Compiègne avec Jasmine, qui prépare aussi la Sainté sur le 44km.
Cette fois 33km et 700mD+ en 3h12. Une belle course en couple qui permet de mettre les automatismes en place!
Octobre. Trail des Lueurs d'Espoir à Pont St Maxence. 27km de nuit pour encore se préparer à la Sainté! Cette fois encore une course en couple. 27km, 700mD+ en 2h38 et 2 belles chutes pour tous les 2 !!
Ensuite direction Sainté...
Une année qui commence mal avec un mollet douleureux juste avant le ski..donc pas de glisse pour moi, mais ensuite une bonne reprise! De bons entrainements et quelques courses avec de bonnes sorties quand même.
Mars. Un retour aux sources (après le raid de Sillery en novembre 2015 avec christophe), une CO de nuit avec Jasmine à Noyon, l'orientoise. Nous finirons 2ème mixte.
Avril. Le trail Hermes de fréjus 22km et 1000mD+ en 3h. Un magnifique trail, surement le plus beau avec la montagne et la mer et un ciel magnifique!
Avril. Le trail du petit train de la somme. Un parcours relativement plat par chez moi...avec Jasmine qui termine 2ème.
Mai. La champaisne 22km et 550mD+ en 1h52, magnifique trail, mais sous une météo dantesque, des trombes d'eau et un parcours transformé en watercross par endroit!!
Juin. Le trail de Belot (avec 30km de vélo pour y aller en 58') 22km et 300mD+ en 1h57, le vélo m'avait bien entamé!
Septembre. Le triathlon de Chateau Thierry. Comme d'habitude, l'épreuve de la rentrée.
750m de natation, où je sors dans le top 15, puis 25km de vélo, où je perds 100 places et 5km à pied en 22', pour finir 112è avec un temps 1h20! Assez content mais toujours aussi dur en vélo!
Septembre. Une semaine après le triathlon, direction chez moi, ALBERT. Le semi du souvenir 14/18. 21km à travers les monuments de la première guerre mondiale. Et avec un peu de dénivelé, au final, un temps correct pour Jasmine et moi en 1h38!
Septembre. Une semaine encore plus tard. Cette fois c'est la préparation Saintélyon qui commence! Trail des Beaux Monts à Compiègne avec Jasmine, qui prépare aussi la Sainté sur le 44km.
Cette fois 33km et 700mD+ en 3h12. Une belle course en couple qui permet de mettre les automatismes en place!
Octobre. Trail des Lueurs d'Espoir à Pont St Maxence. 27km de nuit pour encore se préparer à la Sainté! Cette fois encore une course en couple. 27km, 700mD+ en 2h38 et 2 belles chutes pour tous les 2 !!
Ensuite direction Sainté...
Inscription à :
Articles (Atom)




































